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Voie Cistercienne |
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L'Ordre Cistercien de la Stricte Observance prend sa
source dans la tradition monastique de vie évangélique
qui trouve son expression dans la Règle des monastères
de saint Benoît de Nursie. Les fondateurs de Cîteaux
donnèrent à cette tradition une forme particulière dont
certains aspects furent défendus avec force par les
monastères de l'Étroite Observance.
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Notre
Ordre
Notre Ordre est un institut monastique intégralement ordonné
à la contemplation ; c'est pourquoi les moines, dans l'enceinte
du monastère, se consacrent au culte divin, en suivant
la Règle de saint Benoît, et assurent l'humble et noble
service de la divine Majesté dans la solitude et le silence,
dans la prière assidue et une joyeuse pénitence, en menant
la vie monastique.
La forme de vie cistercienne est cénobitique. Les moines
cisterciens cherchent Dieu et marchent à la suite du Christ
sous une règle et un abbé dans une communauté stable,
école de charité fraternelle. Parce que tous les frères
ne forment qu'un cœur et qu'une âme, tout leur est commun.
Portant le fardeau les uns des autres, ils accomplissent
la loi du Christ et, participant à ses souffrances, ils
espèrent entrer dans le royaume des cieux. |
| Suivant
ces prescriptions de la Règle de saint Benoît, les frères
parviennent à une profonde paix intérieure. Paix dont
notre monde a tant besoin. |
Une
vie de prière et de silence
Le
moine ne doit rien préférer à "l’œuvre de Dieu".
La vie de prière de la communauté est avant tout une prière
commune, la Liturgie des Heures. Cette prière liturgique
atteint son sommet dans la célébration eucharistique,
source et centre de la journée du moine. Sept autres offices
se répartissent tout au long de la journée. Ils permettent
aux frères de revenir à l'essentiel, Dieu lui-même, et
de sanctifier les différentes heures de la journée.
En esprit de componction et dans la ferveur d'un désir
intense, les moines s'adonnent fréquemment à l'oraison.
Demeurant sur terre, ils vivent en esprit dans les cieux,
désirant la vie éternelle de toute leur ardeur spirituelle.
Chez les Cisterciens, la bienheureuse Vierge Marie élevée
au ciel, vie, douceur et espérance de tous les pèlerins
sur la terre, n'est jamais loin de leurs cœurs. |
La principale fonction du
silence monastique est donc de préserver cette memoria
Dei qui est bien plus que la simple mémoire. C'est une
attention, un éveil total à Dieu, qui est impossible sans
le silence, le recueillement, la solitude et un certain
retrait. |
Une
vie de lecture
Une
valeur importante de la vie est la lecture des saintes
Écritures, appelée la "lectio divina". Elle
consiste à lire et à relire attentivement et lentement
les Écritures. A les méditer, à lire ses commentaires
des Pères ou d'auteurs spirituels de l'Église (surtout
pour nous les Pères cisterciens), afin de s'en imprégner
petit à petit. À laisser se transformer notre cœur par
le souffle de l'Esprit Saint, convaincu que derrière le
texte, Dieu est présent.
Une lectio divina assidue favorise grandement chez les
frères la foi en Dieu. Cet exercice excellent de la vie
monastique, où la Parole de Dieu est écoutée et ruminée,
est source de prière ; elle est également école de contemplation
où le moine s'entretient cœur à cœur avec Dieu.  |
 Une
vie de travail
Le travail manuel, qui de préférence doit rester assez
simple pour pouvoir s'allier à la prière intérieure, est
un élément très important de la vie du moine. Dans certaines
traditions monastiques, le travail intellectuel s'ajoutait
au travail manuel. En tout cas, le moine ne doit jamais
demeurer simplement oisif, même sous prétexte de contemplation.
Il doit gagner sa vie par son travail : "Les moines
seront vraiment moines s'ils vivent du travail de leurs
mains" (ch.48).
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Le travail donne aux moines
l'occasion de participer à l’œuvre divine de la création
et de la Rédemption et de marcher sur les traces du Christ
Jésus ; il jouit toujours d'une estime particulière dans
la tradition cistercienne. Ce travail dur et rédempteur
procure le nécessaire aux frères et à d'autres, spécialement
aux pauvres, et manifeste la solidarité des moines avec
la foule des travailleurs. Il est aussi l'occasion d'une
ascèse profitable, favorisant l'évolution et la maturité
personnelle, entretenant la santé du corps et de l'esprit
; enfin, il contribue beaucoup à la cohésion de toute
la communauté.  |
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 Une
vie simple
A l'exemple des Pères de Cîteaux qui
recherchaient une relation simple avec le Dieu simple,
la façon de vivre des frères est simple et frugale.
Tout dans la maison de Dieu doit être en harmonie avec
ce genre de vie où le superflu n'a aucune part, en sorte
que la simplicité elle-même puisse être un enseignement
pour tous. Cette simplicité doit apparaître aussi clairement
dans les bâtiments et le mobilier, dans la nourriture
et le vêtement, et jusque dans la célébration liturgique.
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 La
secrète fécondité des moines
Fidélité à la vie monastique et zèle pour le royaume de
Dieu et le salut de toute l'humanité sont intimement liés.
Les moines portent en leur cœur ce souci apostolique.
Mais leur façon de participer à la mission du Christ et
de son Église, ainsi que de s'insérer dans une Église
locale, est leur vie contemplative elle-même. Pour cette
raison, si urgente que soit la nécessité d'un apostolat
actif, ils ne peuvent être appelés à fournir une aide
dans les divers ministères pastoraux et autres activités
extérieures.  |
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