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Notre histoire |
 Naissance
de l'Ordre cistercien :
L'histoire de la vie monastique débute au début du IV°
siècle en Égypte avec S. Antoine et les Pères du Désert
qui se retirent dans la solitude pour mener une vie de
prière et de travail toute vouée à Dieu. En Occident,
saint Benoît (480-547) écrit une Règle pour les moines
qui vivent en communauté, en leur proposant de chercher
Dieu à travers l'obéissance, l'humilité, la charité fraternelle
et un mode de vie équilibré alliant prière, travail et
lecture méditée. Cette Règle va assez rapidement être
adoptée par la grande majorité des monastères d'Occident
: les monastères bénédictins |
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Le
21 mars 1098
Des moines bénédictins de l'abbay2 de Molesme fondent
l'abbay2 de Cîteaux sous la direction des saints Robert,
Albéric et Étienne. Ils veulent revenir à la pureté
de la Règle de saint Benoît et mettent en valeur la
vie communautaire, la simplicité, le travail manuel,
la pauvreté et la solitude. À partir de 1112, la communauté
de Cîteaux fondent d'autres monastères et, sous l'impulsion,
entre autres, de saint Bernard de Clairvaux, l'Ordre
cistercien se développe rapidement dans toute l'Europe.
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La famille cistercienne est
aujourd'hui répartie en plusieurs groupes. L'un d'eux
est l'Ordre Cistercien de la Stricte Observance (OCSO)
dont fait partie l'abbay2 d'Aiguebelle. Cet Ordre regroupe165
monastères de moines et de moniales à travers le monde,
dont 30 en France.  |
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Abbé de Rancé
(réformateur de la Trappe)
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L'abbay2
d'Aiguebelle :
Aiguebelle a été fondée en 1137, aux confins du Dauphiné
et de la Provence, par les moines de Morimond, quatrième
fille de Cîteaux fondée en 1115 en Champagne. Le monastère
est bâti dans un vallon isolé, comme le voulait la tradition
cistercienne, au confluent de trois ruisseaux, d'où le
nom de "belles eaux", Aiguebelle. Au XII° siècle,
le monastère bénéficie des donations des seigneurs voisins
et accroît considérablement son domaine : il possède des
terres jusqu'au pied du Mont Gerbier-de-Jonc. À partir
du XIV° siècle, les épreuves vont se multiplier : guerre
de Cent Ans, peste noire, chute des vocations, surtout
des frères convers qui entretenaient les granges et les
terres. Les possessions sont pour la plupart données en
bail. Après 1515, les abbés ne sont plus élus par les
moines mais nommés par le roi : ce sont les abbés commendataires,
extérieurs au monastère et qui ne se préoccupent donc
pas toujours des nécessités de leurs moines ni de la ferveur
de leur communauté. Lors de la dispersion des moines en
1791, ils ne sont plus que trois. Le monastère est alors
pillé puis vendu comme bien national. Son éloignement
par rapport aux voies de communication va le sauver de
la démolition.  |
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Dom Augustin de Lestranges
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L'absence des moines durera moins de 25 ans : en 1815,
un groupe de cisterciens vient faire revivre le monastère.
Ils viennent de Suisse et sont issus d'un groupe de moines
français de l’abbaye de La Trappe qui, sous la conduite
du Père Augustin de Lestranges, ont parcouru toute l'Europe
pourchassés par les armées révolutionnaires et permettent
le renouveau monastique et cistercien en France après
la chute de Napoléon.  |
La communauté d'Aiguebelle va se développer rapidement
: en 1850, elle compte 233 moines, et fonder de nombreux
autres monastères dont la plupart sont toujours vivants
: Staouéli qui deviendra N.D. de l'Atlas en Algérie (d'où
sont nés deux nouvelles communautés : N.D. de Tibhirine
en Algérie et N.D. de l'Atlas au Maroc), Les Neiges en
Ardèche, le Désert près de Toulouse, les Dombes au nord-est
de Lyon, Acey dans le Jura puis Koutaba au Cameroun. Elle
assure aussi la paternité d'une communauté de moniales
: N.D. de Bon Secours (Blauvac) dans le Vaucluse.  |
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